Découvrir Monflanquin


Vous êtes invités à une promenade sur le Tour de Ville pour un voyage dans le temps qui mène des hommes de la pierre taillée à la naissance de la cité en 1256. Ce tour vous mènera au Cap del Pech (le sommet) puis à la place des arcades.



Vers le Nord, c’est la préhistoire qui vous appelle : nous sommes au paléolithique, il y a 100 000 ans, des campements existent à côté de Monflanquin et jusqu’au sommet, le Pech, de la cité actuelle.

Vers le Nord-Ouest, le monde Gallo-Romain prend son expansion avec la voie romaine qui mène du Lot à la Dordogne vers Périgueux : tessons, fragments de tuile en témoignent.


Vers le Sud, Mérovingiens et Carolingiens ont laissé les vestiges de grands domaines, des tombes exhumées en plusieurs lieux l’attestent.

Vers l’Est, au pied du Pech, c’est l’ancien village de St André avec son église, aujourd’hui disparue, qui vit passer les pèlerins de St Jacques de Compostelle.


MONS FLANQUINUS

Et nous arrivons en 1252, date de l’acquisition du « MONS FLANQUINUS » par Alphonse de Poitiers. Elle s’inscrit dans le cadre de ce phénomène urbain, global dans le Sud-Ouest, de la création des Bastides. Le XIIIème siècle a ainsi configuré le Monflanquin actuel selon le plan du modèle Aquitain. Outre le plan de la cité qui tient compte davantage de l’application stricte de ce « modèle Aquitain » avec ses 2 axes perpendiculaires que de la topographie du lieu, Alphonse de Poitiers crée ainsi un cadre économique, juridique et administratif contenu dans la charte des coutumes de Monflanquin en 1256. Ceci marque la fondation de la cité.

Place des arcades

Au cœur de la bastide, la place des arcades est le lieu privilégié des échanges commerciaux (le marché s’y tient toujours aujourd’hui le jeudi matin depuis le XIIIème siècle). Autour de la place les arcades sont diverses et harmonieuses. A l’extérieur de la place, l’église fut construite et reconstruite 3 fois, la dernière fois au XIXème siècle. Le clocher actuel fut achevé en 1923.

Les carrérots

Un réseau de carrérots (rues piétonnes) parcourt la cité, parfois enjambés par des pontets (espaces privés aériens). Toutes les rues sont bordées de maisons en pierres, briques et colombages datant du XIIIème siècle.

LES REMPARTS

Des remparts ont été érigés en 1286 pour défendre la ville. Ils seront démantelés à la fin du XVIIème siècle et c’est l’axe de circulation du Tour de Ville qui le remplace aujourd’hui. Monflanquin vit sous les couleurs françaises jusqu’au milieu du XIVème siècle, moment où le Prince Noir la fait passer sous les couleurs anglaises avant de redevenir française (guerre de cent ans).

A partir de 1970, sous l’égide des maires successifs, une restauration des rues, des places, des maisons et une opération programmée d’amélioration de l’habitat ont permis à Monflanquin de donner à voir l’architecture si réussie d’une bastide du XIIIème siècle.

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